A l'instar de Philippe Bouvard et de tant d'autres drogués du jeu, j'ai développé une addiction à Icampus. J'y passe mes jours et mes nuits. Les seules heures où j'arrive à dormir, je rêve
d'ESPO1125A et autres séminaires. La semaine dernière j'ai voulu arrêter. J'ai brûlé mon modem et résilier ma connexion Internet. Mais je n'ai pas tenu le coup.
Je suis sorti dans la rue, j'ai défoncé la porte de mon voisin à coups de hache, lui ai posé une banane sur la tempe pour l'obliger à me donner sa clé WEP. Il a tout d'abord résisté, jusqu'à ce
que je le menace d'arroser de jus de tomate sa collection de Tintin. Je suis rentré chez moi et j'ai tenté de me connecter chez le voisin. Le signal wifi était trop faible. J'ai passé une
horrible nuit de manque, j'ai cru mourir. Le lendemain matin, j'ai attendu que l'ouvrier ai fini de réparer la porte d'à coté, puis je l'ai à nouveau défoncée, à coups de rabot cette fois. J'ai
sorti mon voisin du lit et lui ai dit: "Je m'installe dans ta cave, si tu refuses, je te mets ce sac en papier sur la tête". Il m'a répondu "Mon dieu non, je suis claustrophobe!"
Je vous écrit aujourd'hui de la cave de mon voisin, où je me nourris de rats et de chaussettes propres. J'ai détourné le tuyau d'évacuation du lave-linge pour boire.
Icampus est devenu la seule chose qui compte. Je ne peux plus m'en passer. J'ai besoin qu'on m'arrête. Je vous en prie, effacez mon compte, bannissez moi. Icampus a détruit ma vie. Je n'ai plus
de vie sociale, amoureuse ni éthilique.
Aidez moi, je vous en prie.
Vincent ICAMPUS (j'ai fait changer mon nom à la commune)
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